Depuis le 1er septembre 2026, tout certificat PEB délivré en Wallonie contient un parcours de rénovation hiérarchisé et une fourchette de prix pour les travaux recommandés. Les certificats établis avant cette date restent valables jusqu'à leur échéance, soit dix ans après leur délivrance. Pour un vendeur, le changement est d'abord commercial : l'acheteur d'un bien classé F ou G reçoit désormais un ordre de priorité et un budget indicatif, là où il n'avait qu'une lettre et une inquiétude.
Jusqu'ici, votre certificat vous donnait une classe énergétique et une liste de recommandations en vrac. Le nouveau modèle, confirmé par le SPW Énergie et entré en vigueur au 1er septembre, ajoute deux éléments.
Le premier, c'est le parcours de rénovation. Le document ne se contente plus de suggérer d'isoler la toiture ou de remplacer les châssis : il hiérarchise les travaux, indique dans quel ordre les enchaîner, et trace le chemin vers un label A décarboné. Vous ne vous demandez plus par où commencer.
Le second, c'est le chiffrage. Chaque recommandation s'accompagne d'une fourchette de prix indicative, hors TVA. Ce n'est pas un devis, et votre entrepreneur reste seul à pouvoir vous donner un prix ferme. Mais vous entrez dans la discussion avec un ordre de grandeur en tête.
Oui. Un certificat délivré avant le 1er septembre 2026 court jusqu'à sa date d'expiration, dix ans après son établissement. Vous n'avez aucune démarche à entreprendre et rien à faire refaire.
En revanche, si vous mettez votre bien en vente ou en location et que votre certificat a expiré, le certificateur vous délivrera le nouveau modèle. Même chose si vous n'en avez jamais fait établir.
Nous voyons la scène chaque semaine lors de nos visites en Brabant wallon. Un candidat acquéreur découvre un label F, et sa question n'est jamais « que signifie cette lettre ». Sa question, c'est « combien ça va me coûter ». Faute de réponse, il surestime le montant, il négocie fort, ou il passe son chemin.
Le nouveau certificat désamorce ce réflexe. Un acheteur qui lit que l'isolation de toiture représente tel montant, le remplacement des châssis tel autre, et qu'un saut de deux classes reste à sa portée, raisonne sur des chiffres plutôt que sur une appréhension. La transparence devient un argument de négociation en votre faveur.
Nous constatons déjà cet effet sur les biens accompagnés d'un audit énergétique. Le nouveau PEB généralise ce réflexe à toutes les transactions wallonnes.
Peu de choses de votre côté. Le certificateur relève quelques données supplémentaires pour alimenter le calcul du parcours, par exemple la surface de toiture disponible pour d'éventuels panneaux photovoltaïques. La visite ressemble à la précédente et produit un document plus complet.
Un point mérite votre attention : seuls les certificateurs agréés ayant suivi la formation obligatoire du SPW peuvent délivrer le nouveau modèle. Si vous planifiez une certification cet automne, vérifiez ce point auprès de votre prestataire. Votre agent TRIOR peut vous orienter vers un certificateur formé.
Non, et la confusion est fréquente. Le certificat PEB reste le document officiel obligatoire pour toute vente et toute location. L'audit logement reste une analyse approfondie, réalisée par un auditeur agréé, qui conditionne l'accès aux aides régionales à la rénovation.
Les deux se complètent, et cette complémentarité devient stratégique à partir du 1er octobre : le nouveau régime d'aides wallon impose l'audit préalable pour accéder au financement. Nous détaillons cette réforme dans l'article de fond de cette édition.
Cette réforme concerne la Wallonie uniquement. Un certificat wallon ne vaut pas pour un bien bruxellois, et l'inverse est vrai : chaque région dispose de sa méthode de calcul et de ses certificateurs agréés.
Côté bruxellois, le certificat reste valable dix ans, la classe énergétique doit figurer dans toute annonce de vente ou de location, et le numéro du certificat doit apparaître dans le bail. Bruxelles Environnement contrôle automatiquement les annonces en ligne. La Région prépare par ailleurs sa propre refonte du certificat dans le cadre de la réforme du CoBrACE, avec un calendrier distinct.
Si vous possédez un bien à Uccle et un autre à Wavre, retenez ce point simple : deux régions, deux certificats, deux logiques.
Si vous envisagez une vente à l'automne, faites établir votre certificat maintenant plutôt qu'à la signature du compromis. Vous disposerez du parcours de rénovation à temps pour le joindre à votre dossier de vente, et vous éviterez de découvrir un mauvais classement au pire moment.
Si vous rénovez avant de vendre, le certificat vous donne l'ordre des travaux. Croisez-le avec l'audit logement pour sécuriser vos aides.
Si vous ne bougez pas, laissez votre certificat vivre sa vie jusqu'à son échéance.
Vous souhaitez savoir à quel prix votre bien peut se vendre aujourd'hui ? Nos agents TRIOR réalisent des estimations gratuites, basées sur les données réelles du marché local, en Brabant wallon et à Bruxelles.
Article rédigé par l'équipe TRIOR — Septembre 2026