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Acheter un bien immobilier en 2026 : faut-il se lancer maintenant ou attendre ?

Rédigé par Jean-François Thibaut | 20/03/26 13:45

Vous avez un projet immobilier en tête depuis quelques mois — peut-être même quelques années. Et depuis quelques semaines, une même question revient en boucle : est-ce vraiment le bon moment pour acheter ? Ou vaut-il mieux attendre encore un peu ?

Bonne nouvelle : cette question a des réponses concrètes. Et elles dépendent moins de la conjoncture globale que de votre situation personnelle. Voici ce que vous devez savoir pour décider en toute sérénité.

Ce que disent les taux en ce printemps 2026

En mars 2026, le taux fixe moyen sur 25 ans en Belgique se situe autour de 3,15 % pour les bons dossiers — contre plus de 4 % au pic de l'automne 2023. C'est un niveau historiquement raisonnable, qui permet de se projeter sereinement dans un projet immobilier.

Les analystes s'accordent sur un scénario de stabilité pour 2026, avec une possible légère détente si l'inflation continue à se modérer. La Banque Centrale Européenne maintient son taux directeur à 2 %, ce qui limite les risques de forte remontée à court terme.

Ce qu'il faut retenir : les taux ne reviendront pas aux niveaux exceptionnels d'avant 2022 (autour de 1 %). Le plancher, c'est du passé. Ce que vous obtenez aujourd'hui, c'est un taux prévisible, dans un marché enfin lisible.

En Wallonie, une opportunité fiscale à ne pas ignorer

Si vous achetez en Wallonie, depuis le 1er janvier 2025, l'achat d'une habitation propre et unique n'est plus taxé qu'à 3 % de droits d'enregistrement au lieu de 12,5 %. Sur un bien de 300 000 €, l'économie est de 28 500 € réalisée directement le jour de l'acte. 

C'est un avantage fiscal majeur, immédiat, et garanti. Contrairement à une baisse de taux hypothécaire que vous attendriez pendant des mois — avec toujours le risque qu'elle ne se matérialise pas — cette économie est là, maintenant, à la signature.

💡 À noter : les conditions fiscales diffèrent d'une région à l'autre. N'hésitez pas à consulter notre article sur les frais liés à l'achat d'un bien immobilier en Belgique.

Le marché reprend de la vigueur : les biens de qualité partent vite

Autre signal fort : l'activité immobilière a fortement rebondi en 2025 avec +14,2 % de transactions par rapport à 2024 selon Fednot, avec la Wallonie en tête à +16,7 %. Le nombre de demandes de prêts hypothécaires avait déjà augmenté de 17 % au premier trimestre 2025.

Ce retour des acheteurs sur le marché a une conséquence directe : les bons biens — bien situés, bien entretenus, avec un PEB correct — se vendent à nouveau rapidement. Attendre, c'est donc aussi prendre le risque de passer à côté des opportunités les plus intéressantes, qui ne resteront pas longtemps disponibles.

Faut-il alors acheter maintenant ? Tout dépend de votre profil

Il n'existe pas de réponse universelle, mais voici comment y voir clair selon votre situation :

Vous êtes primo-accédant en Wallonie ?

C'est probablement le meilleur moment des dix dernières années pour franchir le pas. Droits d'enregistrement réduits à 3 %, taux stables, marché qui reprend mais pas encore surchauffé : les planètes sont alignées.

Vous souhaitez vendre pour racheter ?

Le printemps est traditionnellement la meilleure saison pour vendre — plus de visibilité, plus d'acheteurs actifs. Bien préparer votre vente maintenant vous permet d'acheter ensuite dans de bonnes conditions.

Vous hésitez à cause des incertitudes géopolitiques ?

C'est compréhensible. Mais l'immobilier reste l'un des placements les plus résistants aux turbulences. La clé en 2026, ce n'est pas d'attendre un retour hypothétique à des taux ultra-bas, mais de travailler un dossier solide et de comparer activement les offres pour concrétiser son projet dans un environnement de taux désormais relativement stable.

Vous êtes investisseur ?

Le critère PEB est devenu central. Les biens avec de bonnes performances énergétiques restent compétitifs, tandis que les biens à retard de rénovation subissent une décote croissante — pouvant atteindre 10 à 20 % pour les labels E, F ou G. C'est un levier de valeur à intégrer dès l'achat.

En résumé : l'attente a un coût

Attendre le "moment parfait" en immobilier est souvent une illusion. Les taux ne reviendront pas à 1 %. Les prix en Wallonie, dopés par la réforme fiscale, ne baisseront pas structurellement. Et les biens qui correspondent à vos critères ne vous attendront pas.

La vraie bonne décision, c'est celle qui est alignée avec votre situation financière, vos besoins de vie et un projet réaliste. Et pour ça, un regard expert sur votre dossier vaut toutes les analyses macroéconomiques.


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Article rédigé par l'équipe TRIOR — Mars 2026
Sources : Fednot, MeilleurCourtier.be, Banque Nationale de Belgique, Immotheker-Finotheker